Semences paysannes et cultures anciennes, reportages

16 mai 2018, actualisation :

Après celle des néonicotinoïdes (et non pas des nécocotinoides comme je l’ai noté par erreur dans le dernier envoi !) , nouvelle “Victoire” : Désormais, les agriculteurs bio pourront vendre les semences issues de leurs propres productions ! Ainsi en ont décidé les députés européens, au grand dam de Monsanto et compagnie

Jusqu’alors, seules les semences répertoriées par un catalogue officiel pouvaient être légalement commercialisées. Or, comme le souligne Le Figaro« la majorité de ces semences appartenait à des multinationales comme Monsanto. » Résultat : une uniformisation des fruits et légumes, une standardisation de notre alimentation et un appauvrissement de la biodiversité.

Mais jeudi dernier, donc, les eurodéputés ont mis un terme à la « criminalisation » de ce qu’on appelle les semences paysannes. À l’occasion d’une nouvelle législation dont le but est de soutenir le bio, ils ont adopté une mesure autorisant les agriculteurs bio à vendre les graines issues de leurs récoltes « maison ».

Cette décision, qui n’entrera en vigueur que dans deux ans et demi (on se demande pourquoi … !), en 2021, met un terme à 37 ans de contraintes (la commercialisation de semences hors catalogue officiel ayant été interdite par décret en 1981).

Chaque paysan bio redeviendra libre de développer ses propres variétés et de les mettre sur le marché, comme ça s’est toujours pratiqué par le passé. Objectif : favoriser la vitalité de notre biodiversité, redonner vie aux milliers de variétés de fruits et de légumes qui existent et faire vaciller cette inquiétante statistique donnée par la FAO (L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) et relayée par Le Figaro : les trois quarts de notre alimentation seraient aujourd’hui issus de seulement 12 espèces végétales et 5 espèces animales.

 

 

4 mars 2018, complément d’article : Koal Kozh préserve les semences paysannes

Les semences sont les premiers maillons de la chaine alimentaire. Mais de quelles semences parlons nous ? Jean Martial Morel, Président de l’association Kaol Kozh à Rennes nous rappelle l’importance des semences paysannes.

 

Quand d’anciennes variétés repartent à la conquête des champs à travers le monde.  

Qu’est-ce que les semences paysannes ? Comment les multinationales ont-elles pris le pouvoir sur les graines ? Quel avenir pour les semences paysannes ? Comment les agriculteurs bio cultivent-ils des graines créées pour pousser à l’aide de pesticides ?  Voir la vidéo sur Permavenir

 

 

Pourquoi se consacrer à la culture des blés anciens ?

Dans le nord de la France, des paysans redonnent vie aux blés anciens : du champ à la boulangerie en passant par le moulin, ce choix revivifie les valeurs humaines et écologiques de l’agriculture paysanne :

Dans le nord de la France, des paysans redonnent vie aux blés anciens

Didier Findinier a repris, voici plusieurs années, la ferme de ses parents à Campagne-les-Boulonnais, dans le département du Pas-de-Calais. Sur les 25 hectares à sa disposition, un cinquième seulement est réservé à la prairie, dont il vend l’herbe puisqu’il a abandonné l’élevage par souci de liberté. Il n’a pas éprouvé le besoin d’agrandir la surface cultivable, l’accaparement de terres supplémentaires ne l’intéresse pas.

Découvrez les autres infos et reportages de transmis par Permavenir sur leur site

 

 

Des tomates libres de droits pour tous

L’initiative “Semence en Open Source” s’est lancé dans la création de variétés de légumes libres de droit sur le même modèle que des logiciels informatique comme Linux. L’objectif : contrer Monsanto, Bayer ou Syngenta, trois des cinq géants qui possèdent les droits de propriété sur la quasi-totalité des semences mondiales.

 

 

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