Ne tombez pas dans le panneau de la voiture électrique soi-disant plus écologique

Actualisation Février 2019:

De l’énergie nucléaire sans déchets radioactifs  ? ….

D’entrée de jeu, je m’explique sur le point d’interrogation dans le titre. Je vais vous parler, aujourd’hui, du dévoilement récent d’un nouveau réacteur LENR (Low Energy Nuclear Reaction) qui dégage 22 kW d’énergie thermique et consomme seulement 380 Watt d’énergie électrique. Mais il faut mettre un bémol, et voici pourquoi. Lire l’article 

Actualisation, décembre 2018 :

Acheter un véhicule électrique, un geste vert ou pas ? …

Beaucoup de personnes commencent à mettre en doute la pertinence de la piste de la voiture électrique. Et il y a des raisons d’en avoir car certaines conditions doivent être observées pour que les avantages soient maximum.

Pierre Langlois, physicien, fait un travail de recherche remarquable et indépendant sur le sujet et vient de publier 3 articles pour éclairer la question. 

Dimanche le 18 novembre 2018, madame Catherine Morency, professeure titulaire à l’École Polytechnique de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche sur la mobilité, déclarait à l’émission Tout le monde en parle, de Radio-Canada, que remplacer sa voiture personnelle à essence par un véhicule électrique (VÉ) n’est pas un geste vert(visionner son entrevue sur YouTube ICI, à partir de 5 min 45 sec du début).

Ses arguments étaient que la production des VÉ génère plus de gaz à effet de serre (GES), qu’ils utilisent des matériaux appelés Terres rares, très polluants, et que de toute façon, remplacer un véhicule à essence par un véhicule électrique ne réglait pas tous les problèmes. Sur ce dernier point, je suis d’accord avec elle, car on ne règle pas la congestion routière aux heures de pointes ni les problèmes de stationnement, si on garde le même nombre de véhicules sur les routes.

Si on veut développer la mobilité électrique de façon durable, il faut choisir le bon véhicule pour nos besoins. Ce qu’on doit éviter, c’est d’acheter une voiture électrique avec une très grosse batterie (500 km d’autonomie) alors qu’on ne fait que 10 000 km par année et qu’on reste dans un État où l’électricité est produite à 80 % par des centrales au charbon. C’est le gros bon sens. Mais souvent, les dénigreurs des véhicules électriques prennent les pires cas et généralisent à l’ensemble des cas, sans nuances. Et, on néglige trop souvent, à tort, les véhicules hybrides rechargeables (VHR) qui n’ont qu’une petite batterie (<100 km d’autonomie électrique). Lire la suite

Les véhicules routiers auront beau tous être électriques, ça ne règle pas les problèmes de la congestion routière et des stationnements en ville. Par ailleurs, d’ici 2050 l’humanité devrait avoir atteint une population de 10 milliards d’individus sur la Terre, qui voudrons, eux aussi, une part de notre confort pour les transports, entre autres. On se doit donc de changer de paradigme, car on va épuiser toutes les ressources de la planète, très rapidement, et la polluer à outrance encore plus, pour extraire les ressources nécessaires et fabriquer les nombreux véhicules nécessaires, si on continue « business as usual ». …
À plus long terme, d’ici 5 à 10 ans, ce sont les véhicules autonomes, sans conducteur et mus grâce à l’intelligence artificielle, qui vont révolutionner nos transports. Ils vont nous offrir des services à la demande, porte à porte, avec ou sans covoiturage, à un prix bien moindre que celui de la possession d’un véhicule personnel. Les tarifs seront moins chers en covoiturage, bien sûr. Fini les problèmes de stationnement et les visites aux ateliers d’entretien et réparation, beaucoup moins d’accidents, pas besoin de permis de conduire et choix du type de véhicule selon les besoins ou le budget (VUS, petite voiture urbaine ou microbus). Le nombre de véhicules personnels pourrait bien être réduit d’un facteur trois dans nos villes, à terme! Trop beau pour être vrai ou très loin dans le temps pensez-vous? Attachez vos ceintures, on va plonger dans un futur proche ou la réalité dépasse la fiction. Lire la suite

(Source : Merci à Philippe Derruder pour la transmission de cet auteur)

Actualisation, novembre 2018 :

Climat : pourquoi la voiture électrique n’est pas la solution

Le marché de la voiture électrique est en pleine croissance. Elle est présentée comme la solution miracle : à la fois vertueuse contre le réchauffement climatique et alternative indolore pour notre confort, nous permettant d’entrer en transition sans rien changer de nos habitudes de vie et d’une mobilité construite autour de la voiture individuelle. Malheureusement, la voiture électrique n’est pas si propre. Si l’on veut encore espérer limiter le réchauffement climatique à un niveau soutenable, l’effort à soutenir passera nécessairement par l’adoption collective d’autres modes de transports.

Pour faire simple et en résumé : électrifier les transports ne sert à rien si la production primaire d’énergie qui les alimente continue d’avoir recours aux énergies fossiles. Elémentaire, Mr Watson !

Ce n’est pas moi qui le dit, je cite …

 

  Carlos Tavares (patron de PSA)

“Le monde est fou. Le fait que les autorités nous ordonnent d’aller dans une direction technologique, celle du véhicule électrique, est un gros tournant.

Je ne voudrais pas que dans 30 ans on découvre quelque chose qui n’est pas aussi beau que ça en a l’air, sur le recyclage des batteries, l’utilisation des matières rares de la planète, sur les émissions électromagnétiques de la batterie en situation de recharge?

Comment est-ce que nous allons produire plus d’énergie électrique propre ?

Comment faire pour que l’empreinte carbone de fabrication d’une batterie du véhicule électrique ne soit pas un désastre écologique ?

Comment faire en sorte que le recyclage d’une batterie ne soit pas un désastre écologique ?

Comment trouver suffisamment de matière première rare pour faire les cellules et les chimies des batteries dans la durée ?

Qui traite la question de la mobilité propre dans sa globalité?

Qui aujourd’hui est en train de se poser la question de manière suffisamment large d’un point de vue sociétal pour tenir compte de l’ensemble de ces paramètres ?

Je m’inquiète en tant que citoyen, parce qu’en tant que constructeur automobile, je ne suis pas audible.

Toute cette agitation, tout ce chaos, va se retourner contre nous parce que nous aurons pris de mauvaises décisions dans des contextes émotionnels.”

STÉPHANE LHOMME   (Directeur de l’Observatoire du nucléaire)

– Le cycle de vie d’un véhicule électrique le rend aussi polluant qu’un véhicule thermique.

Le subventionner n’a pas de sens, explique le directeur de l’Observatoire du nucléaire, Stéphane Lhomme.

La fabrication des batteries est tellement émettrice de CO² qu’il faut avoir parcouru de 50 000 à 100 000 km en voiture électrique

Pour commencer à être moins producteur de CO² qu’une voiture thermique.  Soit 15 à 30 km par jour, 365 jours par an, pendant 10 ans !

AFP / DANIEL ROLAND

Or, contrairement à ce que croient la plupart des gens, soumis à une propagande continuelle des politiques et des industriels,la voiture électrique n’est pas plus vertueuse pour le climat que la voiture thermique, essence ou diesel.

Ce sont là les conclusions d’une étude, déjà ancienne, de l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie (Ademe),ignorées délibérément par le gouvernement (Élaboration selon les principes des ACV des bilans énergétiques, des émissions de gaz à effet de serre et des autres impacts environnementaux induits par l’ensemble des filières de véhicules électriques et de véhicules thermiques à l’horizon 2012 et 2020, (novembre 2013)

Sachant que ces voitures servent essentiellement à des trajets courts, il est probable que le kilométrage nécessaire pour s’estimer « vertueux » ne sera jamais atteint.

De plus, tout le CO² émis par une voiture électrique est envoyé dans l’atmosphère avant même que ne soit parcouru le moindre kilomètre, alors que la par ailleurs, il est partout prétendu que la voiture électrique n’émet pas de particules fines.

Mais, comme le signale le magazine Science et Vie (janvier 2015), « les pneus, les freins et l’usure des routes émettent presque autant de microparticules que le diésel ».

La voiture électrique émet certes moins de particules que la voiture thermique, puisqu’elle ne dispose pas d’un pot d’échappement, mais elle possède bien des freins, des pneus, et roule sur le goudron !

Au final, la voiture électrique n’est pas plus écologique que la voiture thermique.

L’argent public consacré à son développement est donc totalement injustifié.

Or, il s’agit de sommes astronomiques :

– Le gouvernement a lancé un plan d’installation de 7 millions de bornes de rechargement à environ 10 000 euros pièce, soit un cout d’environ 70 milliards d’euros.

Il est d’ailleurs poignant de voir les élus de petites communes, croyant faire un geste pour l’environnement, casser la tirelire municipale pour s’offrir une borne ;

– Le bonus « écologique » à l’achat d’une voiture électrique dépasse        

10 000 € par véhicule, souvent complété par une prime de la région.

La quasi-totalité des acheteurs sont des ménages aisés, car ces véhicules sont très chers : une fois de plus, l’argent de tous est offert aux plus privilégiés.

En réalité, au pays de l’atome, tous les moyens sont bons pour « booster » la consommation d’électricité, en baisse continue depuis des années.

Car la voiture électrique en France peut être considérée comme une « voiture nucléaire » : la quasi-totalité des bornes de rechargement installées sont branchées sur le réseau électrique ordinaire, à 80 % nucléaire.

Il ne faut pas se laisser abuser par les certificats mis en avant par M. Bolloré et ses Autolib (Paris), Bluecub (Bordeaux) et Bluely (Lyon), assurant qu’elles sont rechargées aux énergies renouvelables : il ne s’agit que de jeux d’écriture ; l’électricité utilisée est la même qu’ailleurs.

Nous ne faisons pas ici la promotion de la voiture thermique, elle-même une calamité environnementale.

Mais, justement, personne n’aurait l’idée d’offrir 10 000 euros à l’achat d’une voiture diesel, de lui réserver des places de stationnement et de remplir son réservoir à prix cassé…

C’est une très bonne analyse démontrant que nos politiques (et les verts) nous font du spectacle:

La paranoïa du diesel ne concerne que les automobilistes !!!

Les Poids lourds, Autocars, Navires, sont exclus !

Juste pour situer le degré de paranoïa des plus virulents détracteurs du véhicule diesel,  il faut leur révéler les données de l’’industrie maritime qui a démontré qu’en considérant la taille des moteurs et la qualité du carburant utilisé, les 40 plus gros navires-cargos du monde polluent autant que l’ensemble des 760 millions d’’automobiles de la planète.

Vous savez, ces porte-conteneurs qui nous alimentent en produits que l’on fabriquait dans nos usines délocalisées, aujourd’hui, ils brulent chacun 10.000 tonnes de carburant pour un aller et retour entre l’Asie et l’Europe.

Ces malheureux 40 navires font partie d’une flottille de 3.500, auxquels il faut ajouter les 17.500 tankers qui composent l’ensemble des 100.000 navires qui sillonnent les mers.

Pour ne pas quitter le domaine maritime, rappelons que la flotte de plaisance française est d’environ 500.000 unités, dont 5.000 yachts de plus de 60 mètres, et que le plus moyen de ceux-ci brule environ 900 litres de fuel en seulement une heure, alors que les 24 % de foyers français qui se chauffent au fioul ont du mal à remplir leur cuve pour l’hiver.

Pour continuer sur le chemin de la schizophrénie paranoïde, prenons en compte toute la flottille de pêche et les 4,7 millions de poids lourds en transit à travers la France et les milliers d’avions qui sillonnent le ciel.

Pour compléter cette petite fable, n’oublions pas l’indispensable domaine agricole où la consommation moyenne d’énergie est de 101 litres de fuel par hectare.

Cela prouve également que les journaleux sont achetés par le pouvoir pour la boucler et nous laver le cerveau

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