Musique symphonique

Actualisation février 2020 :

Une Symphonie “des mille” pour le 150e anniversaire des Chorégies d’Orange

C’est le 12 septembre 1910 que Mahler leva la baguette dans la salle de concerts de l’Exposition internationale pour emmener huit cent cinquante choristes, près de cent cinquante musiciens (parmi lesquels six harpes, un harmonium, un orgue, un célesta et des mandolines) et huit solistes dans la plus folle de ses aventures. Les efforts de Gutmann avaient payé : trois mille quatre cents auditeurs s’étaient pressés dans les tribunes, qui firent à Mahler un accueil incroyable. On comptait parmi eux les fidèles du compositeur, mais aussi nombre de critiques, de musiciens (les chefs d’orchestre Willem Mengelberg et Otto Klemperer, les compositeurs Richard Strauss, Alfredo Casella, Anton Webern, Arnold Schönberg, ou encore Siegfried Wagner, le fils du maître de Bayreuth), le peintre Fritz Erler, les écrivains Thomas Mann et Stefan Zweig – qui vient d’offrir à Mahler, pour ses 50 ans, le poème Le Chef d’orchestre. Le jeune chef américain Leopold Stokowski, âgé de 28 ans, reçut le concert comme un coup de tonnerre : « La musique de Mahler produit sur l’auditeur l’effet de stupeur qu’a dû éprouver le premier Blanc devant les chutes du Niagara. » Il dut cependant attendre 1916 et une subvention suffisante pour pouvoir assurer, à la tête de son Orchestre de Philadelphie, la création américaine de l’oeuvre.

Article d’origine :

A l’occasion de son centième anniversaire, le philarmonique d’Oslo a donné la 9ème de Beethoven . Au pupitre le jeune talentueux et non moins sympathique chef d’orchestre Klaus Mäkelä qui nous offre ici une version magnifique de cette oeuvre grandiose : de quoi régénérer nos cellules pour cette nouvelle année, 20/20 pour cette production exceptionnelle !

Nathalie Stutzmann est une femme chef d’orchestre qui nous donne ici une belle facette de son talent dans cette oeuvre non moins classique et tout aussi magnifique que sont les suites 1 et 2 de l’Arlesienne de George Bizet. Elle dirige ici le “Royal Philarmonique” de Stockholm. Les thèmes principaux sont traités d’une façon merveilleusement dramatique (dans l’esprit de l’oeuvre)n sans lourdeur ni exagération : Bizet est un génie de l’orchestration, bien trop méconnu.

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