L’accueil des migrants, un film exemplaire / l’ouverture des frontières / Cri d’alarme

« Ce que fait Cédric Herrou, c’est à l’État de le faire »

Après trois années de tournage dans la vallée de la Roya, c’est mercredi 26 septembre que sort en salles le documentaire de Michel Toesca, Libre« Ce n’est pas un film sur les migrants, c’est un film sur l’accueil » : l’accueil, l’hébergement, l’accompagnement et l’aide juridique que l’agriculteur Cédric Herrou et beaucoup d’autres citoyens essaient d’apporter aux migrants à la frontière franco-italienne.

Un entretien de Daniel Mermet avec Michel Toesca, réalisateur du film Libre (Sanosi Productions, 2018). Voir la vidéo

 

 

+ l’entretien avec Daniel Mermet sur Là bas si j’y suis

Agriculteur, éleveur de poulets, citoyen pour certains, délinquant pour d’autres. Lui se dit aussi « anarchiste ». Un anarchiste qui s’efforce de faire appliquer la loi : celle qui assure aux migrants de pouvoir déposer une demande d’asile à la frontière franco-italienne, dans la vallée de la Roya où se trouve sa ferme. Un droit que leur dénient le préfet des Alpes-Maritimes et les forces de l’ordre, en préférant les repousser à la frontière italienne.

 

 

« La seule solution raisonnable, c’est l’ouverture des frontières » Claire Rodier 

Entre 2000 et 2016, les migrants ont dépensé 15 milliards d’euros pour passer. Dans le même temps, l’Europe a dépensé 13 milliards d’euros pour les empêcher de passer [1]. Un gâchis énorme, des politiques absurdes qui profitent aux démagogues, des budgets et des énergies qui pourraient favoriser l’intégration au profit de tous. Prenez le temps de lire cet entretien de Daniel MERMET avec deux des meilleures spécialistes engagées depuis longtemps sur les politiques migratoires, Claire RODIER, co-fondatrice du réseau Migreurop, juriste au GISTI (le Groupe d’information et de soutien des immigrés), et Catherine WIHTOL de WENDEN, directrice de recherche au CNRS, spécialiste des migrations internationales.

 

 

L’appel du maire de Montreuil

Pour dénoncer l’état pitoyable d’un foyer de travailleurs migrants, Patrice Bessac, maire de Montreuil, a décidé de passer la nuit sur place. Un geste symbolique, solidaire et fort

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