Actualisation mars 2020 :
Etienne Chouard – Monnaie, Union Européenne & Démocratie – 4 février 2020
Etienne Chouard, l’infatiguable pourfendeur de notre impuissance politique, réexplique avec une clarté renouvelée les deux piliers du changement de société auxquels nous sommes toutes et tous convié.e.s en y apportant notre contribution* : écrire nous mêmes la constitution et nous réapproprier la création monétaire. (*participer à des ateliers constituants, diffuser l’information, semer les graines, etc.) …

Actualisation février 2020 :

Quartier Libre – Bernard Friot : « Le moment de vaincre Macron »
Un entretien exceptionnel pour comprendre les enjeux de la réforme des retraites qui vient comme un point d’orgue asséner le coup de grâce à la négation de l’idée qu’un travailleur soit titulaire de son salaire (et donc les retraités). Ce qui revient à nier la réalité; l’idée même de lutte des classes. Pour Macron et même les soi-disant personnes de gauche, il n’y a plus qu’une seule classe, celle de la bourgeoisie dominante dont on est victlme et qui nous donne le droit de nous « défendre », de la critiquer, de quémander le maintien de nos droits … ce qui est un leurre manifeste … bonne lecture !
Considérant que leplus souvent c’est à cet âge que tout un chacun est au meilleur de sa qualification, Bernard Friot plaide pour une retraite à 50 ans pour tout le monde (suppression de tous les régimes spécifiques) basée sur le salaire médian, à savoir +/-2500€/ mois, même pour celles et ceux payé.e.s moins jusque là, et libre à chacun.e de poursuivre une activité professionnelle en étant payé.e en fonction de sa qualification professionnelle dans la limite de x2 le minimum, à savoir 5000€/mois.
(vous pouvez également voir ici un entretien similaire sur Le Média « Marche ou grève » – dans la vidéo, l’entretien avec Bernard Friot est à 1h07’45 »)
Le propos est donc simple et très argumenté bien que complexe à saisir pour qui n’est pas averti de la fable que nous compte le patronat depuis 1945, relayé par les médias sur la croyance dans le dogme capitaliste. A écouter, réécouter et méditer : pas de sortie du capitalisme (et pas de démocratie ni de justice sociale possible) sans remise en question de l’économie de marché, du « marché de l’emploi », autrement dit de la valeur travail et de sa reconnaissance. Cela peut demander un effort de compréhension, mais ça vaut le coup, c’est tellement lumineux ! (pour en savoir plus sur le salaire à vie, voir cette conférence … ou celle-ci)

Alain Supiot : réfléchir à l’après-capitalisme

A l’instar du précédent, un entretien d’une grande lucidité et d’une grande profondeur

En complément de ces entretiens, un livre encyclopédique qui dénonce de façon assez exhaustive ce que nous savons déjà ; un travail incroyable … et la proposition d’ateliers indociles, espace public d’échange sur le modèle horizontal et informel des rond-points des gilets jaunes ou des bistrots d’ouvriers d’antan … (lancé par la fondation Copernic)
Fini d’être docile face au capitalisme


Pour ceux qui auraient loupé l’annonce :

Les raisons d’une grève
Les appels à la grève le 5 décembre se multiplient. Des assemblées générales auront lieu sur de nombreux lieux de travail pour décider de la reconduction dès le 6 décembre. Pourquoi ? Examinons le cas de la recherche publique. Extrait :
» En prenant comme valeur du point la valeur actuellement proposée (5.5 %), les baisses de retraites seraient déjà énormes pour tous les fonctionnaires. J’ai fait les calculs avec un taux de rendement de 5.5% pour un agent arrivé à l’Institut National de la Recherche Agronomique en 2006 sur la base d’une carrière complète dans l’Institut :Les pertes mensuelles seraient entre 450 € et 570 € pour les techniciens et atteindraient 712 € pour des ingénieurs et plus de 1000 € pour les directeurs de recherche.


Repoussons les murs
Pour approfondir le sens de l’action du mouvement des gilets jaunes et ses conséquences avec de nombreux auteurs de talents, toutes et tous engagé.e.s dans la grève « jaunérale » du 5 decembre

Ouvrir enfin le livre noir du capitalisme
Prolétaires de tous les pays unissons nous et, comme Camus dans L’Été, prenons conscience qu’au fin fond de l’hiver le plus sombre nous pouvons découvrir en nous un invincible été.

