Se mobiliser pour la forêt, la Colombie en exemple …

Actualisation de juillet 2018 :

Les Amis de la Terre, avec Greenpeace France, France Nature Environnement et la Ligue de Protection des Oiseaux PACA ont déposé ce 5 juillet 2018, un recours au tribunal administratif de Marseille contre l’autorisation d’importation d’huile de palme délivrée à Total pour sa raffinerie de la Mède.

Jusqu’à 550 000 tonnes d’huile de palme pourront être importées chaque année pour produire du carburant à La Mède, soit une augmentation de 64% des importations françaises d’huile de palme.
Derrière ces chiffres mirobolants, des dizaines de milliers d’hectares de forêts tropicales pourraient être détruits, avec des conséquences dramatiques sur le climat et la biodiversité.
L’étude d’impact de Total, sur la base de laquelle l’État a autorisé le projet, ne mentionne ni un plan d’approvisionnement détaillé, ni les effets désastreux de l’huile de palme.
«Total a réussi à enfumer le gouvernement avec une étude d’impact environnemental tronquée et la promesse de certifications controversées. Loin de réduire les émissions de gaz à effet de serre, ce projet va au contraire accélérer la déforestation et donc les changements climatiques.
Cette réalité ne peut pas être ignorée par le juge administratif.»
estime Sylvain Angerand pour les Amis de la Terre.
Aujourd’hui, nous avons besoin de votre soutien pour faire plier Total et le gouvernement. Chaque don compte pour nous donner les moyens d’agir.
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Entre 2015 et 2016, la déforestation de l’Amazonie aurait augmenté de 44 % côté colombien. Un constat terriblement alarmant qui vient d’obliger la justice à intervenir. Comment ? En sommant tout simplement le gouvernement colombien d’y mettre un terme.

 « Sans un environnement sain, les sujets de droit et les êtres vivants en général ne pourront pas survivre, et encore moins protéger ces droits pour nos enfants ou pour les générations futures. » L’ONG Dejusticia

En janvier dernier, 25 enfants et jeunes poursuivaient l’État colombien, accompagnés dans leur démarche par l’ONG Dejusticia. Leurs revendications ? Le groupe réclamait que le gouvernement garantisse leurs droits fondamentaux à la vie et à l’environnement, et respecte leurs droits constitutionnels.

La Cour suprême de Colombie vient de donner raison aux jeunes plaignants. Le 5 avril 2018, elle a reconnu l’Amazonie colombienne comme « sujet de droit ». Le gourvernement a désormais 4 mois pour préparer un plan d’action afin de préserver la forêt.

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