Parentalité et éducation, de la maison à l’école ou inversement / Planter des graines à l’école…

La réputation d’Elisabeth Filliozat n’est plus à faire. Une chance d’avoir cette formation dans la région pour les parents … qui en ont les moyens, certes, mais à bien y regarder 176€ pour améliorer sa relation avec les enfants par rapport à 2 vidanges chez le garagiste, finalement ça dépend où chacun-e met ses priorités ! (désolé pour la qualité de l’affiche à l’écran, c’est une copie photocopiée… !)

 

 

Heureux à l'école - Nathalie de Boisgrollier (Livre)Qui n’a pas livré bataille pour les devoirs du soir ? Qui est épargné par le stress d’une entrée au collège, d’un examen… ? Qui n’est pas déçu par le système scolaire ? Qui ne rêve pas de voir son enfant (re)trouver le plaisir d’apprendre ?

Bonne nouvelle : le bonheur à l’école, c’est possible ! Et ça commence à la maison.

Respectueuse de la personnalité et des besoins de l’enfant, l’approche éducative de Nathalie de Boisgrollier étend le rôle des parents pour qu’ils aident leur enfant à exprimer ses talents.

Elle nous invite à :

  • oser penser et faire autrement (relâcher la pression sur nos enfants…)
  • repérer les formes d’intelligence de notre enfant (visuelle, auditive, kinesthésique…) afin de lui fournir des méthodes de travail efficaces
  • le stimuler et l’encourager de façon positive
  • en faire une personne qui réussit parce qu’autonome et épanouie

Foisonnant de repères éducatifs et d’outils concrets, ce livre précieux s’appuie sur des pédagogies variées et éprouvées (Montessori, Freinet, Dolto, Salomé…).

 

 

Planter des graines est un devoir, pas une punition !

Pour donner goût à la liberté individuelle autant qu’à la solidarité collective, ce professeur invite ses élèves à planter des graines jusqu’en ville. Lumière sur « les devoirs à planter. » 

Sylvestre Vernier, professeur en gestion forestière, est partie du constat que la plupart des devoirs classiques avaient perdu de leur sens et qu’ils étaient le plus souvent donnés par réflexe, voire par tradition :

« On les donne avec l’espoir de faire travailler sans raison des jeunes qui n’en perçoivent pas l’intérêt. »

Du coup, pour renouveler le genre et coller aux nécessités de l’époque, Sylvestre Vernier a eu une idée : inviter ses élèves à planter des graines au sein de l’école mais aussi dans l’espace public. Chaque élève a reçu des pots, des graines, un mode d’emploi et une citation personnalisée. Ainsi naissaient les « devoirs à planter »…

« Jardiner devient un acte de résistance, un acte politique comme le dit Pierre Rabhi, modeste peut-être mais pas tant que cela car, derrière, il y a la liberté de chacun (…) Eh oui, chaque jardin n’est finalement qu’un modeste jardin de la liberté. Dans chaque école, chaque lycée, et encore plus dans chaque lycée agricole, il devrait y avoir un potager partagé où simplement on apprendrait à planter, à récolter, à semer, à se nourrir, à vivre, à être libre… Un endroit où l’on partagerait des savoirs, des graines, des connaissances mais aussi des légumes, des fruits, de la bonne humeur, du faire ensemble… » Sylvestre Vernier

 

Nouveau thème d’émission sur “Le Média” :

L’éducation, … si l’émission présente l’intérêt de mettre en évidence l’évolution négative des différentes réformes successives, il me semble manquer une réflexion de fond sur la pédagogie, j’entends par là une autre façon de considérer l’apprenant. Tant que l’on se cantonnera à vouloir revenir à une “Ecole de la République”, à “former les élèves”, et à transmettre du savoir – ce qui est le discours dominant des 3 invités de la salle – a fortiori des “élu.e.s” sur l’estrade, on continuera à “fabriquer” de bons éléments pour la nation, de bons citoyens ou pour les entreprises.

Dans les deux cas on a oublié l’essentiel, à savoir que l’apprenant.e a des choses à découvrir par lui ou elle-même, et que si on pouvait leur éviter d’apprendre les mathématiques, l’histoire/géo, les langues, les sciences et même les arts, le tout de la façon dont cela se pratique encore le plus couramment,  cela ne changera pas grand chose. Il ne suffit pas de metre 4h de maths en plus ou d’enseigner plus de philo, du grec ou du latin pour apprendre aux jeunes à réfléchir et développer leur sens critique… vu la façon dont les profs s’y prennent : eux.elles-mêmes ont été déformé.e.s depuis longtemps, un certain Abel Faure en avait déjà dénoncé tous les vices en 1910 en parlant de l’université, “cette élite de la médiocrité” ! (cf.l’individu et les diplômes – Edition Elibron Classic)

 

 

 

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