La seule façon d’apprendre, c’est de contester … et plus encore !

22 avril 2018, actualisation :

Au fait, c’est quoi la loi « Orientation et Réussite des Étudiants » ?

 


Autour du Monde Diplomatique, un entretien de Jonathan Duong avec Annabelle Allouch, maîtresse de conférences en sociologie à l’université d’Amiens, à écouter ici : la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/au-fait-c-est-quoi-la-loi-orientation-et-reussite-des-etudiants

 

 

26 mars 2018, actualisation de l’article sur la “réforme” de l’enseignement :

Et une usine à gaz de plus … La première phase de Parcoursup, celle de saisie des vœux, s’est achevée le 13 mars. Les futurs bacheliers ont maintenant jusqu’au 31 mars pour finaliser leur dossier et confirmer leurs vœux. C’est là que les établissements d’enseignement supérieur vont pouvoir s’en emparer et donner leurs réponses du 22 mai au 21 septembre. Des semaines compliquées s’annoncent pour tous comme le résume le président de l’université Paris-Descartes, Frédéric Dardel, dans un entretien aux Echos : « Je suis un peu dans la position du gars, sur la plage, qui sait qu’il va prendre la grosse vague dans la figure et qui ne sait pas comment ça va le bousculer »…

 

 

  • Et comme si l’université ça ne suffisait pas, en septembre 2019, tout enfant de plus de trois ans devra obligatoirement être scolarisé. Une réforme pour redonner du poids aux classes maternelles !!!
  •  “scolarisation obligatoire” (faux !!!) : depuis la loi Jules Ferry du 28 mars 1882, l’instruction et non la scolarisation est obligatoire. Cette obligation s’applique à partir de 6 ans (et avec Mr Macron ça va être 3 ans), pour tous les enfants français ou étrangers résidant en France.
    À l’origine, la scolarisation (ils insistent !) était obligatoire jusqu’à l’âge de 13 ans, puis 14 ans à partir de la loi du 9 août 1936. Depuis l’ordonnance n°59-45 du 6 janvier 1959, elle a été prolongée jusqu’à l’âge de 16 ans révolus.

La famille a deux possibilités

 

 

En hommage à l’historienne SUZANNE CITRON, Daniel MERMET reçoit LAURENCE DE COCK

La seule façon d’apprendre, c’est de contester

Un entretien de première importance à regarder sur Là bas si j’y suis

Cet entretien s’inscrit dans la ligne d’articles*  sur toute l’importance de remettre au goût du jour (et d’apprendre) une histoire honnête, contrairement à ce que nous avons eu toutes et tous à subir dans notre parcours scolaire ou d’études supérieures. Les grands mensonges délibérés dispensés par les livres d’histoire à l’école ou diffusés au grand public dans des revues soi-disant spécialisées comme Historia par exemple est une partie de l’explication de la phrase de Noam Chomsky ” Comment se fait-il que nous ayons tant d’informations et que nous sachions si peu de choses “.

  • voir en particulier l’oeuvre de Henri Guillemin*, et ci dessous en bas de page l’entretien de Annie Lacroix-riz  et l’émission sur la réforme de l’éducation en cours …

Cela ne concerne en effet pas seulement l’histoire, mais tout notre système éducatif qui apprend plus à désapprendre en nous gavant de connaissances inutiles, voire carrément fausses, plutôt qu’à nous forger un esprit critique intelligent … des fois que cela favoriserait une conscience “politique” (et pas seulement) qui ne ferait plus que de nous des “mougeons” comme le dit avec humour un ami abonné (mougeons, contraction de mouton et de pigeon) !

Et cette déviation de l’enseignement initial, qu’il soit public ou privé d’ailleurs, a des répercussions à court, moyen et long terme impactant toute notre vie, nos relations comme tous nos modes de consommation, sur le plan personnel comme professionnel, individuellement et socialement :

La seule façon d’apprendre est bien de contester, sans que cela soit pour autant une finalité, mais une étape incontournable pour évoluer individuellement comme collectivement, car comme le dit très justement Suzanne Citron dans un article de 2016 sur aggiornamento :

” l’intelligence des choses forge l’esprit critique, l’une des plus décisives vertus de l’engagement … Or, déposséder une société de l’intelligibilité d’elle-même est un dessein très dangereux qui vise à préférer le suivisme de masse derrière une vérité officielle quant il faudrait de toute urgence encourager la compréhension non pas seulement du symptôme apparent, mais de l’origine du mal. Ce que savent chercher et expliquer les sciences sociales, ce que doivent enseigner les pédagogues.”

 

  • En complément de cet article, deux ouvrages de références (Vous trouverez dans la vidéo ci dessus de Là bas si j’y suis d’autres références d’ouvrages) :
couverture

 

Aggiornamento hist-geo

Pourquoi et comment apprendre l’histoire ? Et surtout, quelle histoire ? La virulence des débats récurrents sur ce que les élèves apprennent à l’école est aujourd’hui autant le signe de la vigueur des courants réactionnaires que d’un profond désarroi autour de ces questions décisives. Refuser fermement le terrain du discours scolaire nostalgique et patriotique n’interdit pas de regarder en face l’ampleur des tensions qui traversent aujourd’hui un enseignement chargé de sens civique.

 

 

“Le Média”, de quoi alimenter une réflexion politique avec des personnes sensées sur des sujets sensibles

Arrêtez de faire des histoires !

“Le Média” est une webtv “sociale” (trop insoumise ?) qui propose, outre un journal de 20h, des programmes donnant la parole et des points de vue que l’on ne voit pas ou peu sur les chaînes de télévision classiques. Le financement est assuré pour l’instant par crowfounfind de “socios”. Je n’en suis pas fan, mais certains de leurs invités ont vraiment des choses intéressantes à dire.

Parmi celles-ci, je vous invite par exemple à visionner tout particulièrement dans les “entretiens libres”, celui sur l’histoire avec Annie Lacroix-Luz qui nous éclaire sur ce sujet majeur en lien avec la question de l’éducation, sujet traité dans “vraiment politique” que je mets à suivre de ce premier entretien.

A voir également un autre excellent “entretien libre” avec l’auteur du livre “L’ambigu Mr Macron” de Marc Endeweld, journaliste à Marianne. (Vous trouverez l’entretien d’un autre journaliste, Maurice Lemoine dans “Les sujets qui fâchent” à l’article sur le Vénézuela)

 

  • sur l’histoire, dans la lignée de Guillemin, une histoire qu’il serait grand temps de revoir :  

 

  • sur la réforme de l’éducation, une émission un peu “décousue”, “amateur” et “bon enfant” , sans contradicteur-e-s (ça facilite le débat et c’est plus léger, mais ça ne permet pas d’aller plus loin), qui apporte toutefois des éléments assez clairs … dont on peut s’inquiéter à juste titre !

 

  • sur “l’ambigu Mr Macron”, ouvrage de MARC ENDEWELD, journaliste à Mariane, à mon sens une des meilleures analyses du moment sur la réalité du personnage :

 

  • A propos d’analyse politique pertinente, je vous propose le dernier livre de Serge Halimi :

couvertureTantôt la gauche, tantôt la droite : on croit vivre une alternance, mais en réalité, la gauche n’a pas été au pouvoir au total plus de dix ans au cours du 20ème siècle en France. Quatre fois en cent ans (1924, 1936, 1944, 1981), la gauche est arrivée au pouvoir et quatre fois, au bout de deux ans, elle a dû renoncer ou elle s’est enlisée.

Pourquoi a-t-elle gouverné si peu, pourquoi a-t-elle déçu si vite ? C’est la question qui se pose à ceux qui refusent de collaborer avec l’ordre capitaliste dominant. Comment déjouer les pièges des compromis, des divisions et des calculs glacés ? Comment faire tomber le mur de l’argent et des privilèges ? Comment remporter la guerre des idées ? Comment détruire à jamais ces palais de balivernes ? Quelle place pour les affects et le hasard ? Serge Halimi a passé des années à démonter et démontrer rouages, pièces et main-d’œuvre pour en tirer les leçons et les armes utiles pour les résistants d’aujourd’hui.

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