22 mars 2018 : resister, s’indigner, ne pas laisser faire le pire, faire sa part, manifester …

13 avril 2018, actualisation sur les monnaies complémentaires, et notamment aujourd’hui sur l’eusko :

Le tribunal administratif a rejeté la demande du préfet des Pyrénées-Atlantiques visant à interdire à la Ville de Bayonne les paiements en monnaie locale.

La Ville de Bayonne peut désormais effectuer des paiements en eusko

“C’est une décision logique, mais qui n’en est pas moins belle, lire la suite

 

 « C’est une victoire importante pour l’Eusko et la ville de Bayonne. Le juge des référés a estimé qu’aucun des arguments développés par le préfet étaient sérieux et qu’il y avait une forte présomption de légalité de la convention” — Maître Emmanuel Glaser

C’est une décision importante qui pourrait faire jurisprudence” – Dante Edme San Jurjo, directeur d’Euskal Moneta – « Nous espérons que l’Etat n’insistera pas » – Xebax Christy, président d’Euskal Moneta

 

18 mars 2018, actualisations sur cet article du 22 mars : de bonnes raisons de se mobiliser, et à défaut de notre participation, l’occasion de prendre suffisamment conscience que seule une grève générale du pays permettra de faire bouger au moins un peu les choses, et de nous entraîner à devenir des “citoyens adultes”

  • Tandis que la journée de mobilisation du 22 mars se prépare, la SNCF fait de la propagande à l’occasion de ses “50 ans” en présentant son “nouveau projet pour la SNCF” ….

« Personne ne pense à privatiser la SNCF ! » C’est la ministre Élisabeth Borne qui nous l’affirme lors de ce joyeux anniversaire pour les 80 ans de la SNCF … belle “menterie” comme on dit au Quebec !

Joyeux ? Heu, disons modérément pour les cheminots de la CGT et de SUD-Rail qui se sont invités un peu rudement à la fête ce lundi 12 mars dans un contexte de tensions, depuis les déclarations du Premier ministre Édouard Philippe contre le statut des cheminots et la remise du rapport Spinetta [1].

  • La résistance du gouvernement face à la montée en puissance de certaines monnaies complémentaires, dont ici l’eusko, Pays Basque :

L’État fait barrage à l’eusko et à l’essor des monnaies locales

Les Basques se fâchent. Samedi, une douzaine de parlementaires et élus locaux et régionaux ont adressé une lettre ouverte au gouvernement, afin qu’il reconnaisse l’utilisation de l’eusko par les collectivités locales. Cette controverse liée à une monnaie locale n’a rien d’anecdotique, puisque se joue là la question du changement d’échelle de ces moyens de paiement dits complémentaires à l’euro qui, depuis près de dix ans, s’ancrent un peu partout en France pour relocaliser une activité économique durable renforçant le lien social, tout en refusant la spéculation monétaire. Lire la suite

 

  • tandis que Ploërmel poursuit le développement de sa monnaie locale “le Galais” …

logo - Copie (2)

Soutenez notre projet pour la planète !

Le Galais est engagé au quotidien pour une transition respectueuse de l’homme et de son environnement  en agissant principalement dans le champ économique de part la fonction même de la monnaie. Nous avons décidé de répondre à l’appel à projet lancé par Nicolas Hulot donc voici en bref le sens de la démarche que porte le Galais : https://www.youtube.com/watch?v=f5FdO7YgXos …

 

 

Article d’origine : 

22 mars 2018, 50 ans après…

Le parcours du combattant dont je parlais en exergue de ce nouveau numéro 68 d’infos et bonnes nouvelles n’est pas vain … 22 mars, un anniversaire à ne pas rater, la seule solution pour sortir collectivement de l’impasse dans laquelle tente de nous enfoncer l’oligarchie en place … sans oublier que cela commence par nous mêmes – investigation et remise en question personnelle, entraînement  à la réécriture de la constitution (atelier constituant, seul, à plusieurs)  …, l’un n’empêchant pas l’autre.

Tous les services publics, éducation, transport, santé, énergie, environnement, agriculture, eau, justice, social, retraites, monnaie, habitat, territoire, collectivité locales, etc. sont touché.e.s par des lois successives qui s’enchaînent depuis bien tôt un an comme une ronde infernale dont on ne sait pas jusqu’où elle peut nous emmener. Et pourtant la consceince n’est pas là, comme  en témoigne le peu de mobilisation contre le projet de loi sur l’éducation …   (voir ci contre)

En dépit de cette évidente descente aux enfers, la conscience collective endormie comme paralysée, blasée et dans la peur de perdre son petit confort “on ne va quand même pas se plaindre” ! … attend problablement pour se réveiller le jour où toutes et tous iront pointer au chômage, n’auront plus de retraite ou si peu, plus rien dans l’assiette ni dans le réservoir …

Il est vraiment temps de se réveiller !!!!!!!!!!!!

Quelques exemples …

La politique, L’agriculture avec “Le Biais vert”  Une nouvelle chaîne YouTube sur l’écologie pour éclairer votre lanterne avec humour et poésie ! , à découvrir sans attendre !

 

la justice, après les avocats en colère, le communiqué de presse du syndicat de la magistrature :

Accueil Syndicat de la magistratureAménagement des peines : un Président à contre-sens

La révolution carcérale n’aura pas lieu. Emmanuel Macron dépense des trésors d’inventivité pour faire croire à un bouleversement majeur dans le domaine des peines. Il ne fait pourtant que reprendre à son compte une rengaine sécuritaire, enrobée dans une communication maîtrisée, qui agite des mesures gadgets tout en assurant à la prison un avenir radieux. Lire la suite

 

La prison, un goufre, juteux pour certains … abolition des prisons ? Témoignages et entretien sur “Là-bas si j’y suis”  (les témoignages sont particulièrement intéressants … ) :

 

 

Le rail : La chronique de Gérard Mordillat sur “Là-bas si j’y suis” est limpide (on évitera la bande annonce du film en fin d’entretien, un scénario catastrophe qui n’a rien de constructif ; être lucide et bien informé.e n’a jamais voulu dire se régaler des “horreurs de la guerre”).

l’Appel national pour un Plan B écolo et social à la SNCF sur une base antiproductiviste, c’est ici

 

 

Un bourdon en train de butiner une fleur

Le 22 mars, l’Union européenne doit se prononcer sur la proposition d’interdire l’utilisation en plein air de trois néonicotinoïdes, de dangereux insecticides neurotoxiques liés à l’effondrement des colonies d’abeilles à travers le monde.

En 2017, la Commission européenne a proposé cette interdiction et commandé une nouvelle évaluation des risques des néonicotinoïdes à l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Les résultats de cette révision viennent de paraître et ils sont accablants : non seulement les risques sont confirmés mais ils sont étendus aux abeilles sauvages et autres bourdons. Lire la suite

 

 

La sécurité sociale : 

L’idée était géniale, elle a parfaitement fonctionné, et a constitué un progrès social indéniable dont nous avons encore quelques  bribes que ce cher Mr Macron s’ingénie à détruire avec un acharnement tranquille si vous voyez ce que je veux dire … cela dit la sécu n’a malheureusement pas eu que du bon dans ses applications, je pense essentiellement à “l’assurancemaladie à laquelle tout le monde a droit …  on peut légitimement se poser la question du bien fondé d’un accès à la maladie pour tous.tes ! : ce service de solidarité publique offrant l’accès aux soins à tout le monde, a été très vite orienté au profit d’une politique de soins désastreuse (fondée sur le dogme pasteurien de la maladie – cf.article précédent), à l’origine de la religion du médicament et de l’intervention chirurgicale à tout va, tellement juteuse pour ses protagonistes. Et l’on a voulu faire croire à toute la population désinformée et terriblement dépourvue de sens critique (normal, l’école est faite pour ça !, tout se tient) – que c’était pour son bien… évidemment.

En dépit de ce gros bémol, l’article est très bien construit et documenté. Bonne lecture !

 

 

Pétition : PÉTITION NATIONALE POUR METTRE LE COMPTEUR #LINKY HORS D’ÉTAT DE NUIRE.

Au delà de la pétition le collectif STOP LINKY qui mène actuellement la pétition en particulier sur la ville de Paris, a donné quelques précisions complémentaires dont celles -ci :

Le Linky est-il obligatoire ?

Non le Linky n’est absolument pas obligatoire, à ce jour 0,97 % des foyers l’ont refusé. Aucune personne propriétaire n’a eu le Linky si elle s’y était opposée explicitement par une lettre recommandée AR à la SA ERDF.

Si vous refusez alors c’est très simple, lorsque vous recevrez ou serez informés de l’installation du Linky, vous envoyez en retour une lettre recommandée AR à l’expéditeur ERDF (ENEDIS 34 Place des Corolles- 92400 Courbevoie)

Par contre si le client ne manifeste pas d’opposition à l’installation du système de comptage connecté Linky de facto il accepte tacitement tous les termes du nouveau contrat, dont l’essentiel est celui de la facturation de son nouveau type de contrat non plus sur la base du KWh, mais sur la base du KVA (énergie apparente qui engendre une sur facturation pour plus de 10 millions d’abonnés)

Que va-t-il se passer suite à mon refus du Linky ?

Pour le moment rien, néanmoins face à la montée en charge des refus du Linky une taxe assimilable à un racket est à l’étude par la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE), son montant est de 19 euro HT/mois ceci pour compenser les frais engagés par ERDF pour le relevé « à pied » (manuel) du compteur de ceux qui ont refusé le Linky, c’est-à-dire à ce jour 0,93 % des foyers.

Bon courage !

 

Grosses fortunes, il n’y a pas que les cheminots : François Lenglet vend la mèche !

” C’est pas Lordon, c’est pas Attac, c’est pas Là-bas qui vous le dit, c’est un grand évangéliste du néo-libéralisme, une de nos têtes de turc préférées, François LENGLET : oui, voilà que soudain, notre François balance ! En moins d’une minute trente, il explique le pourquoi du comment de ces fabuleuses fortunes et de ces inégalités qui ne cessent de se creuser partout. La théorie du ruissellement en image !” 

 

Avec ces quelques exemples bien incomplets, à l’instar de mai 68 dont on a oublié l’importance salutaire (cf.”La guerre des idées, un entretien d’Aude Lancelin avec Thomas Guénolé“), la meilleure solution encore possible, et préconisée depuis longtemps est sans nul doute une mobilisation générale. J’ajouterai une mobilisation la plus consciente et responsable possible. Celle des cheminots pourait en être le déclancheur, mobilisation à laquelle nous sommes toutes et tous convié.e.s le 22 mars, y compris pour celles et ceux qui ne sont pas (ou ne croient pas être encore) directement touché.e.s d’une façon ou d’une autre par toutes les “réformes” actuelles.

 

  • A noter, la paupérisation et la précarité grandissante en Europe risque fort de produire l’effet contraire escompté par ceux et celles là-même qui les produisent et les développent. Si la France reste illusoirement encore parmi les pays  moins touchés, il est cependant devenu évident que tout est organisé pour qu’elle rattrape son retard. Comme le dit très justement un de nos abonnés qui nous a transmis la source de cette information de la tribune :

” …Il est intéressant et navrant de voir que la situation est particulièrement grave en Allemagne. Devenir un champion économique envié implique-t-il d’y parvenir en rendant la vie plus dure à son peuple ? Il semble bien que ce soit la ligne directrice suivie par l’UE. Il devient manifeste que La France, à la traine en terme de travailleurs pauvres, fait de gros efforts pour rattraper l’Allemagne. Ces statistiques, présentées comme alarmantes ne sont-elle pas en fin de compte le résultat d’une volonté idéologique ? “

L'Allemagne est le pays qui connaît le plus fort taux de chômeurs en risque de pauvreté (70,8%) dans l'Union européenne.

Un exemple ? :

 

 

 

 

 

 

 

 

Si nous voulons “copier le modèle allemand” (70,8% où les chômeur.se.s sont les plus menacé.e.s de précarité), nous n’avons qu’à rester chez nous bien au chaud le 22 mars !

 

 

  • exemple de (petite) réussite en matière de résistance :

Après six mois de résistance, les cinq grévistes de Villefranche-de-Rouergue en lutte contre leur direction depuis le 23 août 2017 [1] ont accepté de signer un protocole de fin de conflit et viennent d’annoncer qu’ils reprendront le travail le 24 mars prochain.

Quentin, Laura, Gaëtan, Sylvère et Nicolas ont réussi à obtenir certains acquis sociaux. Ils ont surtout décidé collectivement et consciemment de ne pas laisser le terrain à la direction qui n’attendait que leur départ de l’entreprise. C’est donc la fin d’un conflit, mais pas la fin d’une lutte qu’ils comptent bien désormais mener de l’intérieur. Bilan provisoire d’une lutte active, avec Quentin Leyrat, porte-parole du mouvement.

 

 

  • Une autre façon de faire de la résistance, c’est de faire sa part, ce n’est pas Pierre Rabhi, ex-candidat à l’élection présidentielle qui nous dira le contraire ! C’est son anniversaire … une somme d’entretien et d’articles passionnant à lire dans le hors série de Kaizen ce mois ci

Bonne lecture !

 

 

 

1 thought on “22 mars 2018 : resister, s’indigner, ne pas laisser faire le pire, faire sa part, manifester …”

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